Au mondial de la bière

Au mondial de la bière

LiEUX - Biéro-tourisme

Sous nos yeux ? Des pins à perte de vue, plus de mille cinq cent iris et des paons en liberté. Et pourtant, ce jour-là, personne n’est là pour ça. En mai dernier, le Parc Floral de Paris accueillait la troisième édition du Mondial de la Bière. Trois jours dédiés à la bière artisanale et à la bonne cuisine.

Un renouveau populaire

En général, un Mondial, c’est un salon réservé aux pros. On y croise aussi quelques experts ou amateurs avisés. Mais pas ici. Organisé par l’équipe du désormais célèbre festival Omnivore, le Mondial de la Bière se veut un événement grand public. « L’idée c’est de démocratiser la craft beer, de la rendre accessible à tout le monde » précise Luc Dubanchet, le directeur. Réaliste ?

 

C’est vrai qu’il y a encore cinq ou six ans, la bière craft était encore un truc de niche. On n’en trouvait quasiment nulle part et le nombre de microbrasseries était de toute façon ridicule. Dans les années 1980, on en recensait à peine une trentaine. Et aujourd’hui ? Plus de 1 500, selon le syndicat professionnel des Brasseurs de France. En 2018, environ 500 microbrasseurs français auraient ainsi démarré une activité. À croire qu’en France, l’engouement est réel.

 

La bière pour tous

Le Mondial de la Bière n’est pourtant pas né chez nous. C’est à Montréal, en 1994, que Jeannine Marois en organise la première édition pour rassembler les plus fins brasseurs du Québec. L’événement s’étoffe rapidement et intègre un cycle de conférences, une école de biérologie et un concours issu d’une dégustation à l’aveugle. Rapatrié en France, et surtout vingt-cinq ans plus tard, le festival a perdu ce petit côté « expert » dans le voyage. Et pour cause : de plus en plus de monde s’intéresse désormais à la bière. Le liquide jouit d’une curiosité jamais égalée par le passé. La bière est populaire, et dans le bon sens du terme.

 

À l’entrée du Mondial, on vous remet un verre, un vrai. Ce n’est pas un de ces gobelets en plastique et c’est suffisamment rare pour qu’on le remarque. À l’intérieur, des stands de street food parrainés par des chefs amis d’Omnivore. Et, surtout, une soixantaine de brasseurs dont un tiers d’internationaux qui font déguster leur production. Avec toujours ce souci de raconter, d’expliquer et de s’adapter.

 

Au-delà de la mousse

Le Mondial de la Bière, ce n’est d’ailleurs pas que de la bière artisanale. On trouve d’autres acteurs parmi les exposants. Anthony est l’un deux. Fin 2018, il décide de restaurer un Combi Volkswagen et y installe six tireuses à bières. Depuis, il propose son Combi à la location. Histoire de patienter avant la prochaine édition, annoncée pour l’été 2020.