Apprenez à parler bière !

Apprenez à parler bière

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Apprenez à parler bière !

 

La dégustation de la bière est plus complexe et subtile qu’on ne pourrait le croire. Elle fait appel à un langage spécifique dans sa description. Petit focus sur les expressions et les étapes à connaître pour déguster en connaisseur !

 

1. Se fier à l'apparence

 

2. Admirer la robe

 

3. Scruter la mousse

 

4. Humer le bouquet

 

5. Savourer les arômes

 

 

 

 

Déguster la bière, c’est déguster la vie !
Ceci résume bien l’art d’explorer les multiples facettes de la bière. Comme les bons vins, les bonnes bières ont des couleurs, des goûts et des arômes bien particuliers. Dire qu’une bière sent la groseille ou le caramel peut étonner. C’est normal : la dégustation s’apprend (il y a des formations de biérologue ce n’est pas pour rien), et elle permet de découvrir des sensations jusqu’alors ignorées. Voici donc quelques conseils de dégustation, étape par étape, pour découvrir toutes les subtilités de la bière et pouvoir en parler !

 

 

Se fier à l’apparence

Comme toutes les belles et bonnes choses, la bière se déguste d’abord avec les yeux. On observera en premier sa transparence à la lumière, sa brillance ou sa clarté. La bière sera par exemple :

- lumineuse (bière blonde),

- profonde (bière ambrée),

- lactée (blanche),

- ect.

 

Admirer la robe

On fait ici référence à la couleur de la bière qui dépend, vous le savez, du degré de torréfaction et du malt employé :
- robe dorée ou reine (bière blonde),

- robe princesse (bière blanche),

- robe rubis (bière rousse ou fruitée),

- robe moine (brune profonde ou noire),

- ect.

 

 

Scruter la mousse

Il convient ensuite d’évaluer visuellement la consistance de la mousse, et d’en étudier sa texture et sa couleur. Si votre mousse de bière semble s’accrocher au verre dans sa partie haute, sachez qu’il s’agit d’un signe de fraîcheur. La mousse peut être :

- riche (mousse compacte),

- crémeuse (mousse dense),

- fine (petites bulles serrées),

- avec une belle dentelle (petites bulles espacées),

- etc.

 

Humer le bouquet

Après avoir examiné la bière, il convient de la humer fortement et donc d’utiliser son nez. Les termes utilisés pour décrire le bouquet (soit l’ensemble des odeurs dégagées) sont les mêmes que ceux employés pour décrire les arômes ressentis en bouche. La dégustation les confirmera ou les modulera. Il existe des dizaines d’arômes :

- houblon, malt (classiques pour des bières),

- fruité, fleuri, herbacé (agrume, pomme, banane sont des odeurs ou goûts typiques des bières blanches et blondes, les brunes ayant plutôt des arômes de fruits rouges, cassis, framboise, fraise),
- café, caramel, chocolat (souvent associés aux bières brunes ou ambrées à cause de la torréfaction du malt),

- boisé, fumé, résineux,
- épices, poivre, réglisse,

- etc.

 

À noter : cette étape réclame de l’entraînement, car l’odorat arrive vite à saturation. Si vous ne percevez rien dès les premières minutes, n’insistez pas, laissez reposer vos narines quelques minutes et réessayez. Faites tourner lentement votre verre pour faire remonter les arômes avant de humer votre bière.Et fuyez les odeurs parasites (parfum, cuisine, tabac, etc.).

 

Savourer les arômes

On arrive enfin à la mise en bouche ! Après toutes ces observations et ces premiers effluves ressentis, un connaisseur ou un amateur éclairé a déjà une bonne perception du produit et de ses qualités. Mais il faut le boire pour le croire…
En bouche, on jugera de toute la complexité gustative de la bière :

- les arômes dominants et leur intensité (arôme de pêche à l’intensité prononcée pour une bière fruitée par exemple, de chocolat ou de café pour une Stout),
- les notes secondaires (notes de framboise et de malt avec une pointe de caramel),
- les saveurs (classées en quatre saveurs fondamentales, le sucré, l’acide, le salé et l’amer, ce dernier provenant du houblon et jouant un rôle fondamental dans le goût de la bière, car en plus d’être très présent, il décuple les arômes),
- la texture (dense et moelleuse par exemple, avec une bonne pétillance et une légère sensation de chaleur, ou au contraire fine et sèche),
- et enfin l’arrière-goût, autrement dit ce qui reste en bouche une fois le liquide avalé (arrière-goût complexe avec la persistance de notes fruitées et maltées).



À noter : contrairement au vin, on ne recrache jamais la bière lors d’une dégustation, car sa complexité aromatique et son aspect gazeux imposent d’être déglutis pour être correctement évalués. Laissez la bière « rouler » dans votre bouche afin qu’elle entre en contact avec les 10 000 papilles de la langue, mais aussi avec l’ensemble de votre cavité buccale.

 

Grimbergen blonde a la robe dorée et une mousse riche, avec une belle dentelle. On peut apprécier son amertume équilibrée tirant sur l’empyreumatique avec des notes épicées » À vous de jouer maintenant ! Et n’oubliez pas de choisir le verre adapté au type de bière dégustée…

 

 

 

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