Simple, double, triple : de quoi parle-t-on ?

Simple, double, triple : de quoi parle-t-on ?

BiÉROLOGiE - Passion Pression

Simple, double ou triple ? Non, vous n’êtes pas en pleine partie de Scrabble. Vous êtes devant le comptoir d’un bar à bières… et perdu devant ces appellations. Pas de panique, on vous donne quelques éclairages pour y voir plus clair.

La bière : élue boisson la plus healthy du Moyen Âge

 

Quand on parle de bière simple, double ou triple, on s’imagine bien souvent que le brasseur double ou triple simplement la quantité d’alcool. Bon, évidemment… ça n’a rien à voir. Mais que voulez-vous ? On n’a pas tous un master en bière. 

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Tout vient en effet des monastères belges. À l’époque du Moyen Âge, le vin et la bière étaient beaucoup plus sains que l’eau, souvent contaminée et convoyeuse de maladies. Les moines avaient donc jeté leur dévolu sur la bière, moins chère et produite tout l’année. Dans quel but ? Pour leur propre consommation, mais aussi pour l’offrir aux pèlerins. À la carte, il y avait alors la simple, la double et la triple. Mais encore ?

 

Top 3 de la binouze

 

Pour éviter de se prendre la tête, les moines ont donc décidé de mettre en place un classement basique, simple, pour pouvoir différencier leurs breuvages. La simple était une bière destinée aux moines, au goût léger. La double, elle, était destinée aux abbés : elle était un peu plus forte en alcool. Et enfin, la triple était offerte aux invités de marque. Pas radins, les moines réservaient donc leur meilleure cuvée aux invités.

 

Sauf que toute cette numérotation ne veut pas dire grand-chose. Car non : la triple ne contient pas trois fois plus de malt que la simple. Une appellation qu’on retrouve parfois sur d’autres bières et qui ne fait d’ailleurs pas toujours référence à ce style de bière belge. Voilà qui ne risque pas de simplifier le choix.