Upcycling : la bière qui devenait farine

Upcycling : la bière qui devenait farine

BiÉROLOGiE - Grand Champ

Les préoccupations écologiques du moment touchent tous les secteurs. Et le monde de la bière n’est pas épargné. Reste encore à trouver la parade pour exploiter les déchets de la bière. C’était sans compter sur l’idée de Bertha Jimenez : transformer la bière en farine. Retour sur cette brillante initiative.

Dans la drêche

 

La bière rentrerait-elle dans le processus des luttes anti gaspillages du moment ? Pour certains oui. Car ce qu’il faut savoir, c’est qu’avec le développement des brasseries artisanales, s’est aussi multiplié les résidus de brassage. Que l’on appelle les drêches. Si certains les utilisent pour produire de l’énergie, des produits compostables ou nourrir le bétail, d’autres ont décidé de les remettre dans notre circuit agro-alimentaire. Et d’en faire de la farine. La première à avoir eu cette idée, c’est Bertha Jimenez. Cette immigrée Équatorienne de 35 ans a découvert le problème des drêches à travers son quotidien. Habitante de Brooklyn, où l’on peut compter jusqu’à 20 brasseries, les drêches non utilisées étaient une vraie problématique. Comment les recycler ?

De la brasserie à la boulangerie

 

Dès 2015, elle décide de créer la start up Rise Product, en ayant l’envie de convertir les drêches en farine. Car ce qu’il faut savoir, c’est que le grain qui reste après avoir été plongé dans l’eau bouillante, a toujours des valeurs nutritionnelles. Après différentes tentatives – non concluantes – pour en faire des gâteaux ou des cookies, la farine est apparue comme la solution idéale. Un processus artisanal qui demande des ressources et du matériel. Depuis, la «farine de bière» brevetée en 2017 et commercialisée sous le nom de Super Farine a reçu les convoitises de nombreuses boulangeries de Brooklyn et a même voyagé jusqu’en Italie.

 

Et en France, Kronenbourg recycle la levure !